jeudi 4 février 2010

ßß L'auberge allemande ßß

Si je dis Erasmus on me répond Auberge espagnole, Cédric Klapisch. L'auberge espagnole, c'est le pis-aller pour l'Erasmus qui n'a pas trouvé la colocation de ses rêves, autrement dit avec des allemands, qui parlent allemand.

La colocation, c'est tout un mythe. Vivre pendant un an dans un appart de rêves avec des gens qu'on adore et qui nous adorent, des fêtes à gogo, un plan de ménage fonctionnel, et pas de problème d'argent.

Sûr, les logements en eux-mêmes sont tous plus beaux et grands les uns que les autres. Quelque soit le quartier où habitent mes amis Erasmus ou moi, ce sont les mêmes hauteurs de plafond, même moulures, même poignées dorées et décorées, mêmes enchevêtrements de cours, ainsi que le mêmes prix dérisoires comparé à Paris ...
Mais le mythe s'arrête là.

Les colocations, visitées ou habitées, ont chacune un petit truc, qui fait que, non, décidément, on a pas encore mis le pied dans le mythe.

Il y a celle où l'on se retrouve nez à nez avec des colocs dans leur tenue d'Adam au sortir de la salle de bain, celle où l'on vous fait la tête parce que vous hébergez un ami pour la nuit, celle que l'on quitte parce que l'on ne peut plus voir ses colocs en peinture, celle que l'on visite mais que l'on ne prend pas parce que l'on a eu la bonne idée de vous la faire visiter fenêtre de la chambre ouverte _ manque de bol, elle est située sur la Karl-Marx Allée_ vous me direz, où est le problème avec une allée ? oui mais la conception des allemands de "l'allée" est bien différente de la petite allée fleurie de l'île de Ré, et se rapprocherait plutôt de la rue de Rivoli_ , celle où l'on n'accepte que des filles qui portent des bottes et des manteaux de cuir, celle où l'on ne postule même pas, car, de toutes façons, il y a écrit dans le résumé "NO ERASMUS PLEASE", celle qu'on ne va pas raconter ici parce qu'il ne faudrait pas effrayer papa-maman, celle qui est si propre que vous ne trouvez pas le grain de poussière à éliminer, mais qu’il faut quand même trouver parce que c’est votre tour de nettoyer, même que c’est écrit en gros sur le tableau sur le frigo, celle où vos colocs se lèvent à peu près l'heure où vous couchez, et vice-versa, celle où, vous avez beau vous concentrer, non, décidément, vous ne comprendrez jamais cet accent bavarois, celle où, enfin, vous obtenez votre petit cocon douillet et votre repos si mérité après toute cette recherche, pour pouvoir enfin vous poser devant votre ordinateur et raconter dans un article, toutes ces colocs, parce que finalement, c'est assez drôle, ça vous permet à chaque fois de rencontrer des gens nouveaux, des quartiers nouveaux, de découvrir de nouvelles mœurs, toujours plus étranges.

On remet alors ses cartes postales sur le mur, on tape un nouveau mot de passe WIFI pour accéder à internet, on réapprend dans quelles rames des métros monter pour être plus proche de la sortie (je connaîtrai bientôt mieux le métro berlinois que le rennais), on retrouve un café sympathique, un endroit où manger les jours de paresse, et ça y est, c'est reparti pour un tour, avant de recommencer à chercher, parce que la chambre n'est libre que pour un temps limité.

(article publié dans le journal de l'école, Décloîtrés)

lundi 1 février 2010

ㅎ Teaser ㅎ


samedi 30 janvier 2010

ㅎ Cinéma : 3-Iron (빈 집) ㅎ

J'ai décidé d'attaquer la dvdthèque du centre culturel français, rayon film coréen sous-titré. J'étais assise, lors d'un déjeuner (de travail) à côté d'un monsieur important, qui m'a parlé principalement du cinéma coréen. Il m'a cité ce film, 빈 집 (bin jip), comme son film coréen préféré (celui de sa femme étant My sassy girl). J'ai donc (trois mois plus tard), finit par franchir le pas (à savoir chercher la cote du film dans la base de données du CCF car leur classement se résume à "par ordre d'achat"). Bin Jip a gagné le lion d'argent de la Mostra de Venise si mon italien (car c'est écrit sur le coffret dvd coréen en italien, et oui...) ne me trahit pas. Ce que je trouve quasiment choquant avec le cinéma coréen (en tout cas ce que j'ai pu en voir jusqu'ici) c'est le décalage gigantesque entre la réalité coréenne, prude, conformiste, ultra compétitive et ce que le cinéma nous en montre. Et je ne sais pas grand-chose de la police coréenne, évidemment ;), mais je peux vous dire qu'elle prend cher. Violence, incompétence, corruption... La dictature n'est pas loin.

jeudi 28 janvier 2010

ßß Un glaçon nommé Alice... ßß

... se promène dans Berlin. Il a beau être un glaçon, il a froid. Parce que bon, il a beau être un glaçon, il a toujours pensé que -20 degrés, dans sa maison (le congélateur), c'était un peu frais.

Notre petit glaçon, après avoir longtemps marché dans Berlin, heureux de revoir le soleil, se dit que le mieux pour affronter ces températures, serait de prendre quelques kilos, et il s'en va faire des crêpes. Ça lui rappellera aussi le temps où il vivait dans un pays chaud, la Bretagne.

Depuis trois jours qu'il fait beau, il fait un froid de canard.

Je ne sais pas ce qu'il fait là le canard, mais en tout cas, il est là, et il se dit : "Quel tête en l'air ce soleil ! D'abord il nous oublie pendant des jours, et quand enfin il revient, il ne pense même pas à nous chauffer!"
Et il continue à glisser sur la neige. Car s'il ne neige plus et que partout la neige commence à disparaître, il y a toujours de la glace, et canard et glaçon continuent à tomber. Tout seul, ou bien à plusieurs, c'est encore plus drôle.

mercredi 27 janvier 2010

ㅎ La publicité qui m'a laissée perplexe ㅎ

Et pourtant j'ai eu le temps de l'observer en faisant la queue avant de m'enregistrer à l'aéroport CDG. Voilà le texte, à gauche il y avait un type assis sur une colline face à la mer. Une image parfaitement banale.


Ma première réflexion en voyant ça : incroyable de faire des fautes d'orthographe pareilles. Car je croyais qu'il s'agissait d'une pub pour le Finistère, Bretagne. Bon je continue à lire, je vois "Galice" et je me dis, ah, c'est peut-être en Espagne (ma géographie de l'Espagne est pour des plus sommaires, en tout je n'avais jamais entendu parler de cet endroit).
Et puis après j'ai essayé de comprendre le slogan. "Nous avons tous une raison pour fêter une année qui ne se reproduira que dans onze ans". Comment ? Ils parlent du zodiaque chinois ? Par rapport à l'Espagne ? Il y a un truc qui m'échappe. Et pourquoi une année qui se "reproduira" ? Pourquoi il se passerait la même chose dans onze ans ?

Voilà où en étaient - et où en sont encore - mes réflexions sur cette publicité. Si quelqu'un peut éclairer ma lanterne... ça ne m'enlèvera pas l'idée que c'est une publicité complètement ratée, mais au moins j'aurai la réponse à une grande interrogation.

lundi 25 janvier 2010

ㅎ ... ㅎ

Aujourd'hui j'ai croisé deux types complètement suicidaires.


Le premier était un Occidental en vélo dans les rues de Séoul - le fou téméraire, ça m'a scotchée.


Le second était un Coréen qui a traversé en courant... au feu rouge.


A moins de 30 secondes d'intervalle. J'ai failli avoir une attaque. J'étais en train de me faire des réflexions du type "Où va la Corée si les Coréens se mettent à traverser au feu rouge ?", ou encore "Mais vraiment tout se perd ma bonne dame" et "Depuis quand les Occidentaux se la jouent à même pas peur ?"... quand heureusement, à peine 100 mètres plus loin, un scooter et une voiture qui roulaient sur le trottoir ont failli se percuter de plein fouet en jouant à "le premier qui s'arrête est un looser". Ouf, sauvée. Mais que d'émotions fortes juste pour rentrer chez moi.

dimanche 24 janvier 2010

ㅎ Séoul sous la neige - version City ㅎ

Dimanche dernier, j'ai pris mon courage à deux mains... que dis-je, à bras le corps. J'ai dû pour cela faire monter ma barre d'énergie-motivation au maximum de son potentiel, notamment grâce à l'observation d'un superbe soleil d'hiver, et je suis partie pour Yôuido (Yeouido), 15 min de métro de chez moi. Grâce à tous les XP accumulés depuis 6 mois, je suis arrivée sans encombre, et j'ai même pu relever le défi du "et maintenant je vais où" en sortant du métro. En chemin, j'ai de nouveau assumé le rôle de touriste en goguette en prenant une énième photo de la Han vu du métro - cette fois sans la tempête de neige. Sur la droite le parlement coréen (avec un dôme vert). Repérez également la plus haute tour (sur la gauche) : la tour 63, plus haute tour de Séoul. On en reparlera.

samedi 23 janvier 2010

ßß Aujourd'hui, j'ai vu le ciel bleu. ßß




Aujourd'hui, j'ai vu le ciel bleu.
Et le soleil.

Ça valait bien un article, moi je vous le dit.

(preuve quand même que certains vélos n'ont pas servi depuis longtemps)

ㅎ 밸리댄스 a.k.a. Belly Dance ㅎ

La danse orientale en Corée (extrêmement populaire d'ailleurs), c'est d'abord une musique.




Ensuite une chorégraphie.

mercredi 20 janvier 2010

ßß A Berlin, ça fond ! ßß

Et ça fait de la gadoue. Il faut dire aussi que depuis hier, ça s'est réchauffé, c'est vrai qu'on a dépassé les 0 degrés, et que j'ai enlevé une épaisseur à chaque étage. Du coup, on glisse moins. En échange, on marche dans de grosses flaques d'eau marrons, et ça devient marron autour de nous. En fait, c'est pas vraiment plus facile pour marcher.
Mais bon, la météo du métro me rassure malgré moi, le froid revient. La neige aussi. Il faut dire aussi que ça fait deux mois qu'il neige à Berlin, deux mois que la ville est comme ça :
En décembre, peu avant que je quitte Berlin, les voitures ont commencé à endosser le seul vêtement qui à mes yeux leur va. Quand je suis revenue après noël, l'aéroport était blanc, la ville était blanche. Et maintenant, quand le métro pour aller en cours le matin sort de terre et que je lève la tête, c'est blanc. A perte de vue. Heureusement que j'ai déménagé avant noël, parce qu'entre un appartement blanc à perte de vue et une ville banche à perte de vue, un ciel gris/blanc, et un macbook blanc, j'aurais fini par oublié la notion de couleur.

Ca, c'est quand il a commencé à neiger en décembre